Ouvrage paru le 19 mars 2026 aux éditions Eyrolles.
Raconter le sport, ce n’est pas uniquement une affaire de scores et de statistiques. Un match est avant tout une histoire, et un parcours une épopée. Et c’est quand il s’agit de raconter cette histoire que la narration prend de l’importance : le style de l’auteur, mais aussi son angle.
La NBA comme au cinéma
Guillaume Graciano est un passionné de basket-ball. Il anime sur Youtube la page Le 6e homme, consacrée à l’actualité de la NBA, mais a toujours rêvé d’en raconter l’histoire par écrit. Pour son livre L’histoire de la NBA comme vous ne l’avez jamais lue, paru aux éditions Eyrolles, il choisit de raconter les grands moments du passé de la ligue américaine à travers l’angle du cinéma.
L’auteur nous propose ainsi une lecture des premières années de la NBA, l’ère George Mikan, comme si elle avait été filmée à la façon du Frankenstein de James Whale (1931). Ensuite, l’histoire de Elgin Baylor, l’un des plus grands perdants magnifiques du sport US, est contée comme celle de Llewyn Davis, héros malheureux du film de Joel et Ethan Coen paru en 2013.
Dès lors, on comprend le concept : le titre de Milwaukee Bucks en 1971, c’est Le Masque de Zorro de Martin Campbell (1998), celui des Lakers l’année suivante est transformé en péplum, celui des Blazers 1977 en sitcom et celui des Sixers 1983 en western.
Le sixième homme
Nourri aux exploits du CSP Limoges dans sa prime jeunesse, on peut dire que Guillaume Graciano est tombé dans la marmite orange quand il était petit. Le show de la Dream Team aux Jeux de Barcelone a renforcé cette vision sous la forme cinématographique, une sorte de fiction sublimée par les prises de vue, les décors, l’intrigue et les personnages.
La rivalité entre Larry Bird et Magic Johnson devient une comédie romantique, celle de Michael Jordan et Isiah Thomas a pour cadre un film d’action interdit aux moins de douze ans, la finale Chicago-Phoenix de 1983 est captée par Steven Spielberg alors que Chicago-Seattle de 1996 devient un manga. La complicité Malone-Stockton (Utah Jazz) est contée façon thriller alors que la saga de Pat Ewing est plus proche du film de gangsters new-yorkais.
Avec musique et dessins
Vingt histoires sont ainsi racontées sous un angle cinématographique, jusqu’à Victor Wembanyama, comparé à Edward aux mains d’argent. Certains chapitres insèrent des éléments de scénario, pour rendre la démarche plus concrète. Chacun des films est illustré par le dessinateur Maxime Germain. En outre, chaque lecture, par la magie d’un QR Code, peut être accompagnée par la BO du film de référence.
Le sixième homme nous propose ainsi une lecture originale, amusante, surprenante, des grands moments de l’histoire de la NBA, une œuvre complémentaire à celles de Benoît Labis ou Elvis Roquand. Parce que la NBA, finalement, est un immense cinéma.

- “L’histoire de la NBA comme vous ne l’avez jamais lue” de Guillaume Graciano (2026, éditions Eyrolles). 374 pages. 150x210mm. ISBN:978-2-416-02333-0. Disponible dans toutes les bonnes librairies et sur le site des éditions Eyrolles.














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