Luc Leblanc "Moi Lucho"

MOI, LUCHO (Luc Leblanc)

Autobiographie rééditée en version poche le 28 mai 2025 chez Solar Poche. Préface de Erik Orsenna.

L’autobiographie de Luc Leblanc « Moi Lucho« , parue le 25 mai 2023 aux éditions Solar, a été un tel succès qu’elle est rééditée deux ans plus tard en version poche. Le récit, écrit avec le journaliste Guy Roger, a été quelque peu revu et actualisé.

L’homme aux trois maillots

Luc Leblanc est l’un des rares cyclistes de l’histoire à avoir porté les trois maillots emblématiques du cyclisme : le Maillot Jaune du Tour de France, le maillot bleu-blanc-rouge de champion de France et la maillot arc-en-ciel des championnats du monde. Avant lui, on n’en compte que quatre : Georges Speicher, Louison Bobet, Henri Darrigade et Bernard Hinault. Depuis Luc Leblanc, on n’en compte aucun.

Mais la vie de Luc Leblanc va au-delà du palmarès. Le champion limousin a connu une vie de souffrances et de fractures. Lucho, s’était son surnom dans le peloton, fut un champion tourmenté où les moments les plus flamboyants précédaient l’abîme, l’échec et les mauvais choix.

C’est au cours du Tour de France 1991 qu’il s’échappe du peloton des coureurs anonymes, en endossant le Maillot Jaune à l’issue d’une étape pyrénéenne entre Pau et Jaca, remportée par Charly Mottet. Un an plus tard, il domine en solitaire le championnat de France sur route à Avize. En 1994, il remporte l’étape de Lourdes-Hautacam en devançant dans un épais brouillard les grands Miguel Indurain et Marco Pantani. A la fin de l’été, il devient champion du monde à Agrigente, en Sicile, au terme d’un final stratégique remporté face aux Italiens Chiappucci et Ghirotto, avec le soutien de Richard Virenque.

Souffrances et flamboyances

Jaca, Avize, Hautacam, Agrigente… Comme l’écrit Erik Orsenna dans la préface, l’histoire du cyclisme tient aussi de la géographie. Celle de Luc Leblanc, qu’il raconte au journaliste Guy Roger, est aussi l’histoire d’une vie qui connait des hauts et des bas, des sommets vertigineux et de terribles souffrances. A commencer celle de sa prime jeunesse où il est fauché par une voiture, un drame auquel son jeune frère succombe et qui le hantera toute sa vie.

La jambe brisée, Luc Leblanc se fait soigner par un chirurgien qui lui conseille la pratique du vélo. Ainsi nait un champion avale les kilomètres avec rage en souvenir de son frère. Lorsqu’il devient cycliste professionnel, Luc Leblanc découvre un monde dur, où l’esprit de compétition appelle les instincts les plus vils et les coups les plus bas. Malgré ses talents et sa combativité, Luc Leblanc a du mal à se faire une place au sein du peloton.

L’important, c’est de rester vivant

Dans son ouvrage, réédité en poche aux éditions Solar, le champion n’occulte pas les moments les plus sombres de sa carrière, notamment le dopage, omniprésent dans le cyclisme, tout comme l’omerta qui prévaut avant que n’éclatent les scandales. Luc Leblanc évoque également l’épisode du Groupement, cette étrange équipe qu’il rejoint avant que celle-ci n’explose en plein vol.

A l’issue de sa carrière, Luc Leblanc connaît d’autres périodes fort difficiles, dont il a failli mettre un terme par un suicide. Finalement, il se rappelle que “l’important, c’est de rester vivant”, comme il l’écrit en sous-titre de son autobiographie.

Luc Leblanc "Moi Lucho"
  • « Moi, Lucho, l’important, c’est de rester vivant » de Luc Leblanc avec Guy Roger (Solar Poche 2025). Préface de Erik Orsenna. 288 pages. 180×277cm. 8,90 €. Disponible dans toutes les bonnes librairies et sur le site de l’éditeur Solar.