Autobiographie publiée le 17 avril 2025 aux éditions Guérin/Paulsen.
En septembre 1994, l’Américaine Lynn Hill réalise à trente-deux ans la première ascension en escalade libre (c’est-à-dire une escalade sans matériel, avec uniquement les prises du rocher) de la voie The Nose à El Capitan, dans la vallée de Yosemite aux Etats-Unis. La grimpeuse réédite sa performance l’année suivante en moins de vingt-quatre heures.
It goes, boys !
Il s’agit d’un tournant dans l’histoire de l’escalade. L’exploit ne sera réédité que douze ans plus tard par Tommy Caldwell et Beth Rodden. L’Américaine fait partie des rares femmes dans le monde du sport à avoir dépassé ses concurrents masculins. Quand elle commit son exploit en 1993, elle eut cette petite phrase historique : “It goes, boys” (“ça passe, les gars”)
En 2002, elle publie une autobiographie “Climbing free, my life in the vertical world”. La version française est publiée aux éditions Guérin, traduite par Nadège Chable. Son récit commence par une chute, le 9 mai 1989, de la falaise de Buoux, en France dans le Vaucluse. Une négligence est à l’origine de cette chute dans une ascension qui ne présentait pas de grandes difficultés. Miraculeusement sauvée par un arbre au pied de la falaise, la championne fait de cet incident le départ d’une nouvelle vie.
Lynn Hill, née en 1961, est une adolescente des années soixante-dix, aspirée par la liberté et la contestation des normes. La jeune Californienne rebelle et hyperactive trouve dans l’escalade un moyen d’expression incomparable, que l’on peut pratiquer sans suivre des règles trop contraignantes.
Vertical world
Elle devient rapidement l’une des meilleures escaladeuses du monde, réalisant des performances que seuls avant elle avaient réalisé des hommes. Elle devient rapidement une égérie du féminisme dans le sport.
Son livre évoque ainsi ses exploits, mais également ses convictions, ses doutes et sa discipline de prédilection qu’elle vit comme une quête intérieure. Elle revendique sa passion pour la verticalité, qui représente pour elle la liberté et le dépassement de soi. La réédition de son autobiographie, aux éditions Guérin/Paulsen, contient une préface, datant de janvier 2025, que la championne a tenu à rédiger pour replacer le contexte mais également et évoquer les vingt-cinq années qui ont suivi son exploit. Trois chapitres supplémentaires ont été ajoutés, traduits par Jacques Chabert.
L’ouvrage nous permet de découvrir une personnalité hors norme ainsi qu’une discipline méconnue, dont on ignorait alors l’étendue des possibilités.

- « Ma vie à la verticale » de Lynn Hill (Guérin/Paulsen 2025). 360 pages. 150x250mm. Disponible dans toutes les bonnes librairies et sur le site des éditions Paulsen/Guérin.
















Sport à lire sur Instagram