Bande dessinée publiée en 1957 par les SPE, société parisienne d’édition.
Les JO inspirent de nombreux héros de bande dessinée. En 1968, Goscinny et Uderzo avaient envoyé leur héros Astérix aux Jeux olympiques. En 1983, c’est Peyo qui propose de suivre les Schtroumpfs olympiques. Les précurseurs en la matière restent probablement les Pieds Nickelés.
Vol 1956 pour Melbourne
La première surprise de l’histoire des Pieds Nickelés aux Jeux olympiques est qu’elle débute par… le Tour de France. Les rois filous reviennent en effet dans le monde du cyclisme comme directeurs d’équipe pour arnaquer la Grande Boucle et ses champions caricaturés par Pellos. Ensuite, Croquignol, Filochard et Ribouldingue s’en prennent à une épreuve de stock-car puis participent à la panasiatique, une course automobile à travers plusieurs pays d’Asie.
Ce n’est qu’après une trentaine de planches que les trois brigands s’envolent direction Melbourne pour les Jeux olympiques. Engagés dans différentes épreuves, nos héros vont user de plusieurs répréhensibles stratagèmes pour décrocher leur qualification et tenter de conquérir une médaille.
L’aventure des Pieds Nickelés aux Jeux olympiques est publiée à partir de juin 1957 dans la revue “Joyeuse lecture” avant d’être éditée en album en 1958 par la SPE, société parisienne d’édition. Après “Les Pieds Nickelés footballeurs” et “Les Pieds Nickelés au Tour de France”, les trois brigands poursuivent leurs périples sportifs. Ils se poursuivront avec « Les Pieds Nickelés courent la Panasiatique » (1957) puis “Les Pieds Nickelés aux sports d’hiver” (1969).
D’Amsterdam à Melbourne
Créés par Louis Forton en 1908 dans dans la revue “L’Épatant”, les personnages de Pieds Nickelés sont repris en 1948 par le scénariste Roland de Montaubert et le dessinateur suisse René Pellos. Ce dernier est un nom reconnu dans le monde de l’illustration, notamment pour ses caricatures de grands sportifs publiés dans de nombreux titres de presse.
René Pellos n’ignore rien de l’ambiance des villages olympiques puisqu’il a lui-même participé aux Jeux de 1928 à Amsterdam au sein de l’équipe suisse de hockey sur gazon. Les Jeux de Melbourne, qui ont eu lieu en fin d’année 1956, n’ont pas manqué de l’inspirer, tout comme le scénariste Roland de Montaubert. Dommage qu’on n’y trouve aucune caricature de champions.

- « Les Pieds Nickelés aux Jeux olympiques » (1958, Société Parisienne d’Édition) de Pellos et Montaubert. Réédité dans la collection Hachette.
















Sport à lire sur Instagram