Hors série L'Equipe mars 2026

MONUMENTAUX (Hors-série L’Équipe)

L’Équipe hors-série paru en mars 2026.

Le hors-série de L’Équipe de mars 2026 est consacré au cyclisme, et plus particulièrement aux Monuments, un terme récent que l’on utilise pour désigner cinq courses du calendrier cycliste que l’UCI, union cycliste internationale, classe en catégorie 3 : Milan-San Remo, le Tour des Flandres, Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège, Tour de Lombardie. 

C’est quoi, un Monument ? 

En l’absence d’une définition unique, officielle, écrit le journaliste Xavier Colombani en introduction, on peut déjà dire qu’ils ont tous nettement plus d’un siècle d’existence (…) et font partie des plus anciennes courses d’un jour. À l’ancienneté, on peut ajouter sans risque la beauté, la difficulté, la longueur (…), leur périodicité annuelle, l’engouement populaire qui les accompagne

C’est donc un terme spécifiquement créé pour distinguer cinq courses prestigieuses parmi les nombreuses classiques que propose le calendrier international. Comme l’écrit encore Colombani, ce terme “a alors entériné l’idée toute simple que certaines courses valent plus que d’autres”. Le journaliste ajoute que le palmarès de ces épreuves s’orne des plus grands noms de l’histoire de la course sur route, notamment Eddy Merckx, Rik van Looy et Roger De Vlaeminck.

La rédaction de L’Équipe exhume donc ses meilleurs articles pour nous permettre de capter l’esprit de ces courses pas comme les autres. Le hors-série débute par le duel contemporain qui oppose Tadej Pogacar et Mathieu van der Poel qui détiennent à eux deux les cinq Monuments de 2025, et s’apprêtent donc à dominer les éditions de 2026.

Primavera, Ronde et Enfer du Nord

Dans l’ordre du calendrier de la saison, le premier monument est Milan-San Remo, couru à la fin du mois de mars. Surnommée la Primavera, sa première édition est créée en 1907 et a été remportée par le Français Lucien Petit-Breton. Eddy Merckx l’a remporté sept fois. La course se distingue par la longueur du parcours (environ 300 km) et son caractère plat qui favorise les sprinters. Toutefois, c’est bien la côte du Poggio et sa descente, en fin de parcours, qui fait la différence. 

Le premier dimanche d’avril se court le Tour des Flandres, ou Ronde van Vlaanderen en néerlandais, qui propose dans son parcours certaines parties pavées. Sa première édition a été disputée en 1913. L’Équipe nous invite à suivre Tom Boonen, vainqueur de trois éditions (2005, 2006 et 2012), dans les différents lieux du parcours. Il dresse également les portraits de deux Lions des Flandres, l’Italien Fiorenzo Magni  (1949, 1950 et 1951) et le belge Walter Museeuw (1993, 1995 et 1998). 

Une semaine plus tard se court Paris-Roubaix, réputé pour être l’Enfer du Nord, mais aussi la Reine des Classiques. Sa première édition date de 1896 et reste célèbre pour ses routes pavées qui rendent la course particulièrement dure. L’Équipe revient sur le double triomphe de Gilbert Duclos-Lassalle (1992 et 1993), qui aurait pu chiper le titre de Monsieur Paris-Roubaix à Roger de Vlaeminck, vainqueur de quatre éditions. Quelques photos édifiantes de coureurs épuisés ou couverts de boue témoignent de la difficulté particulière de cette course.

La Doyenne et les feuilles mortes

Fin avril est disputée Liège-Bastogne-Liège, créée en 1892 et à ce titre surnommée la Doyenne. C’est une longue course plus vallonnée qui favorise les grimpeurs. L’édition de 1980, remportée par Bernard Hinault, fut particulièrement épique, disputée sous la neige et où seuls vingt-et-un coureurs ont franchi la ligne d’arrivée. 

Beaucoup plus tard, fin septembre-début octobre, se court le dernier monument, le Tour de Lombardie, dit la Classique des feuilles mortes. L’édition de 2018, remportée par Thibaut Pinot est restée dans les mémoires, même si Coppi et Pogacar ont remporté cinq éditions chacuns. L’Équipe s’interroge sur l’avenir de cette course dont le prestige s’émousse à force de changer de parcours tous les ans. 

Le hors-série demande ensuite à des champions qualifiés de désigner les cinq lieux les plus importants des Monuments, du Vieux Quaremont à la trouée d’Arenberg, en passant par le Poggio, la Redoute et le Ghisallo, des noms qui évoquent tant d’épopées du monde cycliste. 

Depuis quelques années, les classiques les plus prestigieuses se sont ouvertes aux femmes et L’Équipe s’interroge : le cyclisme féminin doit-il conquérir ces cinq courses, avec un siècle de retard, ou définir lui-même ses propres Monuments ? 

Hors série L'Equipe mars 2026
  • « Monumentaux », hors série L’Équipe mars 2026. 3.80€ chez les marchands de journaux.