Ouvrage publié le 12 juin 2025 aux éditions Solar.
Une course cycliste, c’est aussi un festival de couleurs, un émerveillement pour les yeux lorsque le peloton défile sous le soleil de juillet, pour le Tour de France. Comme de nombreux sports, l’histoire du cyclisme se raconte aussi par les maillots.
Les couleurs du peloton
Il y a fort longtemps que le sponsoring a fait main basse sur le cyclisme et que le naming y est abondamment pratiqué. Les équipes cyclistes ne sont pas des “clubs” à proprement parler, ni même des écuries, mais des équipes formées autour d’un crack pour l’aider à remporter les courses. Les grandes marques affluent ainsi dans le monde cycliste pour prêter leur nom et entretenir les champions. Ces équipes ont une durée de vie relativement éphémères. Elles durent à peine une décennie et peuvent régulièrement changer de nom.
Malgré tout, les équipes cyclistes, leurs champions et surtout leurs maillots s’impriment définitivement dans les souvenirs des passionnés. Il n’est pas question que de tissu et de couleurs. Le maillot des cyclistes est chargé d’histoire. Chacune de ces pièces rappellent les évolutions techniques et les mutations économiques du cyclisme professionnel.
Un maillot, une légende
Selon sa génération, des milliers de souvenirs affluent à l’évocation du maillot céleste de l’équipe Bianchi porté par Fausto Coppi, les reflets orangés de la tunique Bic de Jacques Anquetil, le tout aussi orangé maillot Molteni porté par Eddy Merckx, le damier monochrome de l’équipe Peugeot et son leader Bernard Thévenet, le jaune et noir géométrique de l’équipe Renault-Gitane de Bernard Hinault, le Banesto de Miguel Indurain…
En outre, le maillot a comme particularité dans le cyclisme d’être aussi un trophée. Le maillot jaune du Tour, le maillot rose du Giro, le maillot rouge de la Vuelta, mais aussi le maillot à pois du meilleur grimpeur, le maillot vert du sprinter ou le blanc virginal du meilleur jeune. Sans oublier le maillot arc-en-ciel du champion du monde, le seul que le détenteur peut porter sur toutes les autres courses de la planète.
Pascal Sergent est un grand collectionneur de maillots cyclistes. Auteur d’une soixantaine de livres sur le sujet, il nous ouvre sa malle aux souvenirs avec son dernier ouvrage “1001 maillots de cyclisme” publié aux éditions Solar. Chaque maillot est l’occasion de raconter l’histoire d’un champion et des grandes courses dans lequel il s’est illustré.
L’auteur nous invite en outre à découvrir quelques trésors cachés du cyclisme international, avec des tuniques provenant du Canada, de la Nouvelle-Zélande, de la Norvège, de Colombie. Il déborde même hors du cyclisme sur route pour évoquer les tenues du cyclo-cross ou du VTT, où les couleurs sont plus audacieuses, en rupture avec les codes stricts de la route.

- « 1001 maillots de cyclisme portés par les champions » de Pascal Sergent (2025, éditions Solar). 360 pages. 170x230mm. Disponible dans toutes les bonnes librairies et sur le site des éditions Solar.
















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