Roberto Martinez (Benoit Delhauteur)

ROBERTO MARTÍNEZ (Benoît Delhauteur)

Paru le 12 octobre 2022 aux éditions Kennes.

De l’équipe nationale belge des années 2016-2022, on cite volontiers les joueurs emblématiques tels Eden Hazard, Kevin De Bruyne, Thibaut Courtois, Romelu Lukaku, Thomas Meunier… Le nom du sélectionneur ne vient par contre pas immédiatement à l’esprit.

Portrait et confessions d’un entraîneur d’exception

Roberto Martínez Montoliu est espagnol. Joueur, il a fait l’essentiel de sa carrière en Grande-Bretagne, dans les sous-divisions des championnats d’Angleterre et d’Écosse à travers des clubs tels Wigan, Motherwell, Walsall, Swansea et Chester City… Sa carrière d’entraîneur, débutée à 33 ans, connaît par contre une véritable ascension Swansea, puis Wigan puis Everton lui taillent une excellente réputation sur les bancs de Premier League.

En 2016, Roberto Martínez est appelé à la tête de l’équipe nationale belge, alors une des plus prometteuses de l’histoire, que Marc Wilmots a porté en quarts de finale de la Coupe du monde brésilienne puis de l’Euro français après une décennie de résultats décevants. Le défi est de taille mais ne fait pas peur à l’Espagnol qui sait qu’il dispose avec les Diables Rouges de joueurs capables de pratiquer le football dont il rêve.

Le plus anglais des Espagnols

Le journaliste belge Benoît Delhauteur, responsable Sports de la RTBF, retrace le parcours étonnant d’un homme qui devient l’un des plus grands sélectionneurs du monde. Il s’interroge sur les méthodes qui permettent à l’Espagnol au sourire de gentleman d’imposer des règles strictes à des joueurs réputés pour leur caractère bouillonnant.

Sous sa conduite, les Diables Rouges pratiquent un football offensif à l’image de ce que le football espagnol a montré de plus séduisant. Le sélectionneur se montre un coach rassembleur, proche de ses joueurs, en puisant sur ce qu’il a vécu au cœur du football britannique. Le plus british des entraineurs espagnols devient le héros du football belge.

L’auteur a mené une enquête minutieuse pour percer le mystère Roberto Martínez. En interrogeant l’intéressé, tout d’abord, mais également son entourage, ses joueurs, ses collègues. Aucune question n’est éludée, ni celle de son confortable salaire, ni des propositions de grands clubs européens qu’il a refusées.

L’exploit de Kazan

Son grand fait d’armes restera la victoire contre le Brésil en quarts de finale de la Coupe du monde 2018 à Kazan, qui a fait basculer le plat pays dans un rêve éveillé, celui de voir les Diables Rouges remporter enfin une Coupe du monde. On sait que le chemin de la finale leur sera barré et qu’elle fera entrer un autre sélectionneur, Didier Deschamps, dans l’histoire.

L’ouvrage de Benoît Delhauteur paraît alors que l’équipe belge et son sélectionneur se préparent à la Coupe du monde au Qatar. On ignore alors que les Diables Rouges vont y connaître une terrible désillusion et marquera la fin d’une belle histoire.

Roberto Martinez (Benoit Delhauteur)
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